NADAILLAC DE ROUGE

Nadaillac de Rouge, Jean-Claude et Gaston Ouvrard

Tout avait pourtant bien commencé, ce devait être un des derniers entraînements avant Marseille Cassis …

Il faisait beau, il faisait frais et nous étions en pleine forme ….

Jean-Claude me dit: je t’emmène au deltaplane … vue magnifique sur Souillac et la Dordogne …

d’ailleurs on est allé voir de plus prêt: Souillac, la vallée,

seulement après il faut remonter à Nadaillac et là, dans la côte qui surplombe Le Roc …

une douleur au mollet … une douleur qui ne passera pas !

Pas de Marseille Cassis avec les Moons’joggers, pas de marathon de San Sébastian avec Loulou ! IL ne me reste plus qu’à chanter comme Gaston Ouvrard

Je n’suis pas bien portant

Depuis que je suis coureur sur terre

Ce n’est pas toujours rigolo

Entre nous j’suis de santé précaire

Et j’en fait toujours un peu trop

J’ai beau vouloir continuer Je souffre de tous les côtés !

J’ai les phalanges qui m’démangent

J’ai les tarses qui s’entartrent

Les chevilles qui s’tortillent

Les orteils qui s’ampouleillent

J’ai les tendons qui tendinitent

Les adducteurs qui pubalgitent

Le péroné qui périostite

Le nerf qui se sciatique

Le ménisque qui s’élastique

Et la rotule qui ondule

Ah! mon dieu que c’est embêtant d’être toujours patraque,

Ah! mon dieu que c’est embêtant je ne suis pas bien portant

J’ai l’entorse qui se corse

La contracture qui m’obture

La déchirure qui m’courbature

Et l’élongation en option

J’ai le genou qui est tout mou

Le fémur qui est plus dur

J’ai les cuisses qui se raidissent

le coccyx qui se dévisse

Les vertèbres qui s’font la paire

Et la hanche qui s’déhanche

J’ai le bassin en déclin

Le sacrum pas au summum

Le pyramidal qui s’fait la malle

Et pour finir l’aponévrose qui s’déloge !!!

Ah! mon dieu que c’est embêtant d’être toujours patraque,

Ah! mon dieu que c’est embêtant je ne suis pas bien portant

Pour tâcher de guérir au plus vite

Un matin tout dernièrement

Je suis allé rendre visite

A un médecin très épatant

De quoi vous plaignez vous

M’a t il expliqué

Vos artères sont pépères

Vos poumons semblent bons

Votre coeur n’a pas peur

Et votre cerveau n’a pas pris l’eau !

Allez, salut Jean-Claude, cours bien et à la prochaine !!! Et toi, Jean-Luc, bon marathon, tu nous raconteras!

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